Questions de liberté syndicale théorique ?

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Questions de liberté syndicale théorique ?

Janvier 2007

Penchons nous un peu sur le berceau syndical et comme de bons syndicalistes quittons l’apparence des choses pour aller, tant bien que mal, entrevoir la question de la représentativité.

 

En préambule sachez que FO n’est pas un syndicat partisan du statu quo car si des règles doivent être changées encore faut il savoir par quoi elles doivent être remplacées.

 

Le dossier de la représentativité syndicale suscite bien des procès d’intention car il s’apparente aux poupées russes.

Comme elles, s’imbriquent les uns dans les autres, le paysage social, la légitimité syndicale, les modalités de représentation, la conception démocratique et la perte de toute mesure.

 

Le taux de syndicalisation est faible en France et discrédite d’autant les proclamés autonomes lorsqu’ils créent un syndicat partiellement représentatif en dépouillant d’autres syndicats de leurs militants et de leurs adhérents.

 

Sur ce point nous pouvons tous être dans l’expectative quant à la nouveauté que suggère une étiquette autonome.

En fait, on prend les pires et on recommence.

 

Plus globalement, il est vrai, se syndiquer n’offre pas d’avantage vis-à-vis des droits réels des salariés, droits du travail qui sont largement comparables à ceux obtenus dans d’autres pays de niveau économique similaire même si le taux de syndicalisation est parfois plus élevé ailleurs et inexistant pour des autonomes

 

Nous faisons ce constat après les élections professionnelles, un bulletin dans l’urne n’est pas synonyme d’une adhésion.

 

La sympathie reste une cause essentielle de l’engouement du personnel pour ses élus.

Mais, quand ceux-ci sont portés sur les festivités la conception syndicale se fonde sur des principes ou les faveurs, comme le champagne, coulent à flots et instaurent des normes qui sèment la suspicion.

 

Pour établir l’indispensable bilan de la représentativité, devons nous rester sur les résultats électoraux qui restent le seul modèle démocratique et objectif du débat de la représentativité syndicale.

 

Outre les problèmes soulevés il y a tout le non-dit des majorités autonomes qui refusent l’examen des comptes qu’ils gèrent en toute liberté.

Comment laver tous soupçons dans ce bal des hypocrites ?

 

A présent se pose la question du paysage syndical de demain dans toutes les entreprises.

 

Combien d’organisations non représentatives verront le jour ?

Seront-elles toujours composées d’affranchis exclus de syndicats dans lesquels ils n’ont fait que passer ?

Les salariés ont-ils un intérêt dans l’émiettement syndical ?

 

Autonome pourquoi pas, mais ou sont leurs structures régionales et départementales, leur fédération, leur confédération ?

 

Leur siège syndical et leurs moyens sont-ils pris sur les moyens des comités avec des tours de passe-passe ?

 

Le débat est ouvert, il est loin d’être clos ce que les salariés peuvent comprendre et qui coule de source, c’est l’audience qu’ils accordent aux autonomes et cela aux dépends des structures syndicales interprofessionnelles avec lesquelles tous les acquits sociaux se sont construits bien avant l’idée de syndicats autonomes.

 

Se rattacher à des organisations marginales revient à prendre une adhésion dans une secte familiale.

 

Négliger les organisations représentatives nationales par défit, ou par méprise, est socialement irrespectueux pour les salariés mais également pour la pluralité et l’expression de la liberté syndicale qui demeure bien théorique.

 

 

 

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