individuel en stock, collectif en option

Publié le par fo bred

L’apologie du travail se décline depuis quelques temps au travers de l’affirmation : "travailler plus pour gagner plus" et des relations de maître à esclave cultivées par les dirigeants puis relayées au plus haut niveau par le pouvoir politique.

 

Travailler est, comme chacun le sait, un impératif économique nécessaire à la production des richesses dont le salarié est le principal acteur.

 

En cela, il doit être reconnu dans la plénitude de ses droits sur la base de son travail, mieux que par des médailles ou des remerciements, par un salaire décent.

 

Les salariés n’entendent pas travailler pour travailler, ni pour enrichir le patronat, mais pour accéder à des conditions de vie meilleures.

 

Travailler est une exigence morale qui ne doit pas faire oublier aux patrons que la célébration du travail passe obligatoirement par la case salaire et par ses augmentations.

 

Si le travail est essentiel, la lutte pour les revendications salariales ne l’est pas moins.

 

Les salariés ne peuvent admettre que leurs efforts quotidiens soient peu, ou jamais récompensés collectivement par leur entreprise.

 

L’individualisme est prôné par les classes dirigeantes car les rémunérations qu’elles s‘accordent sont proportionnelles à la taille, et aux résultats, des entreprises qu’elles régissent, grâce aux méthodes à flux tendus qu’elles utilisent.

 

Ainsi, tandis que le salaire des "prisonniers du boulot" croît au rythme aléatoire de la productivité et des statistiques effrénées, ceux des "grands" poursuivent leurs ascensions de pair avec la valeur de l’entreprise et des bons résultats obtenus par les "petits".

 

Et ainsi, à la Bred en négociation anuelle obligatoire, la direction s’époumone pour faire croire qu’elle propose un accord salarial avantageux, mais celui-ci ne profite qu’à un tiers des salariés qui obtiennent une prime ou une augmentation de salaire et à un tiers de ce tiers de salariés qui obtiennent les deux !...

 

Pour le collectif, elle se repose sur les négociations nationales d’un groupe qui ne manque pas d’audace dans le domaine maritime et la conquête des records océaniques, mais fait preuve de peu d’engagement lors des négociations salariales collectives nationales.

 

Les 35000 collaborateurs du groupe BP, dont ceux de la Bred, attendent un peu plus de passion des dirigeants dans ce domaine également.

 

Vos représentants FO constatent, comme tout un chacun, que les résultats de la Bred sont en continuelle augmentation grâce au dévouement des salariés qui donnent les moyens à la banque d’être prestigieuse.

 

Ensemble, revendiquons le légitime octroi d’une augmentation collective.

Rejetons les enveloppes de 1,8% pour des augmentations de salaire et celle de 1,8% pour les gratifications car toutes ces mesures ne profitent bien souvent qu’aux mêmes personnes.

En clair pour 2007 : 56 techniciens obtiennent 1100 euros, 138 cadres reçoivent 1500 euros.

 

614 techniciens perçoivent plus de 1100 euros et 441 cadres plus de 1500 euros.

 

Ensuite 1/3 de ces salariés encaissent à la fois l’augmentation de salaire et la prime, c’est à dire : 229 techniciens et 230 cadres.

 

Si le groupe proscrit de négocier dans les BPR les augmentations collectives, il n’interdit pas l’octroi d’une prime

 

En ce sens, vos élus FO affirment qu’une juste reconnaissance des excellents résultats qui

perdurent et ne peuvent reposer uniquement sur les mécanismes intentionnellement limités de l’intéressement et de la participation doit se concrétiser par une prime exceptionnelle de 1000 euros pour tous sans distinction de niveau.

 

Vos représentants FO ont revendiqué pour 2008 que l’enveloppe, réservée aux primes individuelles, soit utilisée équitablement : 1000 euros pour les techniciens et pour les cadres.

 

Mais la direction, forte de l’inertie des salariés et de leur faible syndicalisation, persiste dans les inégalités et les privilèges pour les hors classes, dont le directeur général de la Bred, environ 2500 euros jour.

 

Il ne reste qu’a saluer l’excellente prestation des collègues de la salle des marchés et le niveau "haut de gamme" qui en découle sur le résultat de la Bred même si nous assistons, là encore pour eux, à des largesses qui restent le fait du prince.

 

Pour toutes ces raisons, FO ne signe pas l’accord 2008.

 

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Publié dans Tracts

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